La fin de l’année approche et, avec elle, l’heure des bilans et des perspectives. La transformation digitale s’accélère: ces Millenials qui représentent maintenant plus du quart de la population active et sont tous équipés d’un smartphone imposent leurs codes. On sent le vent nouveau… et vous ?

1. Everything as a service : l’économie d’usage encore et toujours

La géolocalisation des smartphones a permis l’émergence de nouveaux services, au sein d’applications mobiles, qui révolutionnent le transport urbain. Les offres de location de véhicules en Free floating sont légion. Après le vélo, la voiture, le scooter et la trottinette, quels seront les nouvelles offres en 2019… le gyropode, le skate-board ou le poney ?
Le service rencontre un vif succès auprès des citadins et présente l’avantage de désengorger les transports publics.
Toutefois, face à l’explosion du phénomène, certaines villes ont mis un frein à l’installation des opérateurs. Lime France a ainsi dû suspendre son service de trottinettes électriques en libre-service dans la métropole de Bordeaux à la demande de la mairie, le temps de définir un cadre d’utilisation plus précis. En effet, la cohabitation avec les autres usagers n’est pas toujours facile.
Ce cadre devrait se préciser en 2019.

2. Les marques se mettent à la revente de produits d’occasion

Les Millenials achètent moins de produits neufs. Les plateformes collaboratives (vente de produits/services entre particuliers), leboncoin en tête répondent aux attentes de cette génération. Que ce soit pour des raisons économiques ou écologiques, l’occasion convainc. Certaines marquent ont donc décidé de s’immiscer dans cette relation entre les particuliers dont elles se sentent à juste titre exclues.
Ainsi, Camaïeu et Cyrillus ont mis en ligne leurs plateformes de vente de vêtements d’occasion en 2018.
Pour Cyrillus, rendez-vous sur www.secondehistoire.fr pour revendre des produits de la marque et ainsi obtenir en échange du cash (via une plateforme sécurisée) ou un bon d’achat correspondant à 150% du prix de vente et à utiliser dans les 30 jours dans une des boutiques de la marque.

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Pour Camaïeu, la plateforme s’appelle vide-dressing et ne se limite pas à la revente des vêtements de la marque. Camaïeu met à disposition de ces clientes adeptes de l’occasion son réseau de points de vente pour faciliter les échanges. Vendeuses et acheteuses se rendent dans le point de vente de leur choix pour déposer ou récupérer les vêtements.
Pour la marque, c’est du trafic en plus assuré dans ses magasins et pourquoi pas des ventes additionnelles.
La vente de produits d’occasions ne se limite pas au secteur du prêt à porter. Ikea, Leclerc, Decathlon, les exemples d’enseignes qui proposent à leurs clients de revendre leurs produits de la marque moyennant un bon d’achat se sont multipliés cette année.

3. L’économie de l’abonnement gagne les stratégies de conquête des marques

Toujours dans une logique de valorisation de l’usage mais aussi de simplification du moment du choix, le modèle de l’abonnement à des services voire à la livraison de produits trouve de plus en plus d’adeptes.
Depuis quelques années, le phénomène des Box investit tous les secteurs : alimentation, prêt à porter, beauté, etc. On compte en France 300 offres qui permettent de recevoir tous les mois une sélection de produits sur une thématique précise.
La formule de l’abonnement permet aussi de se libérer du risque de rupture de stock sur des produits de première nécessité. Ainsi, la vente de couches par abonnement rencontre un vif succès auprès des jeunes parents avec de jeunes marques comme lillydoo.
La logique de l’abonnement peut répondre à un impératif écologique aussi. C’est la promesse de bioseptyl qui vend une brosse à dent à tête amovible pour diminuer la quantité de plastique à recycler. L’abonnement comprend une option recyclage des têtes usagées.
Enfin que ce soit pour réagir à l’attaque des Box sur leur secteur ou inventer un nouveau modèle de vente, les marques traditionnelles se lancent, elles aussi dans l’aventure. BIC a ainsi lancé le BIC Shave Club.

4. L’audience podcast se développe

Si vous pensez que le podcast n’est que l’écoute en différé d’une émission de radio, c’est que vous avez manqué la naissance de La Poudre, Un podcast à soi ou encore 3.55. Aujourd’hui, le podcast se veut natif. Il intéresse les radios, qui, maintenant que la vidéo à envahi leurs ondes, cherchent à créer des contenus 100% audio. Il intéresse aussi des acteurs qui ne viennent pas de l’écoute : des Media écrits ou des marques auxquels le Podcast offre une belle liberté créative et une audience captive.
Certaines séries en podcast rencontrent un très vif succès auprès des 4 millions d’auditeurs réguliers.
En 2019, va sortir une plateforme d’écoute de Podcasts par abonnement (sorte de Netflix de l’écoute) : Majellan a pour ambition de développer l’audience et trouver un modèle économique à ce format prometteur.
Peut-être une piste à explorer cette année dans une logique brand content ?

5. Featured snippets ou position zéro pour se tenir prêt à la recherche vocale

Il est temps de s’y mettre ! 61% des français utilisent déjà des assistants vocaux, dont 86% pour faire des recherches simples sur Internet. Une recherche effectuée par le langage naturel bouleverse les codes du référencement classique. Lorsque le résultat de la recherche est dicté par une enceinte vocale, seul le premier résultat des recherches Google est dicté. Votre objectif n’est donc plus de ressortir sur la première page des résultats de Google mais en position #0: en lieu et place de ce que Google appelle les Featured Snippets.

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