En début d’année, une étude de Capgemini intitulée « Conversational Commerce : Why Consumers Are Embracing Voice Assistants in Their Lives » nous apprenait que les assistants vocaux étaient en passe de devenir l’un des principaux modes d’interaction hommes/machines et offraient un potentiel important dans les achats.
Six mois plus tard, l’intérêt des consommateurs pour ce mode de communication avec les marques se confirme même si les ventes restent quasi nulles en France.

L’adoption de la technologie vocale, technologie pourtant récente, s’avère très rapide.
Embarquée sur des objets aussi variés que les voitures, les produits d’électroménager ou les écrans (smartphones, ordinateurs, TV, montres), la reconnaissance vocale est en train de transformer nos usages, comme l’a fait l’adoption massive du smartphone depuis dix ans. Elle offre de belles promesse en E commerce notamment.
Les enceintes Amazon Echo (avec, comme assistant virtuel, Alexa) et Google Home ont d’ailleurs été développées dans le but de déporter un magasin, et son vendeur, chez le consommateur. Depuis son salon, il suffit de s’adresser à son enceinte pour commander un repas à livrer, télécharger un morceau de musique, commander un VTC ou acheter un produit.
Pour l’instant en France les assistants virtuels qui génèrent des ventes sont plutôt sous forme de chatbots sur écran mobile.
Mais les marques sont quand même au rendez-vous. Parmi les marques proposant des skills sur Google Home, citons Monoprix, Sephora, OUI SNCF ou encore Boulanger.

Un des obstacles côté consommateur, réside dans la capacité, encore limitée, des assistants vocaux, à bien comprendre la voix humaine : 81% des utilisateurs souhaitent que leur assistant vocal comprenne leur diction et leur accent. Or, pour l’instant, il est impossible pour un Australien ou un Ecossais de se faire comprendre par une enceinte américaine.
De ce point de vue, le projet Common Voice initié par Mozilla est très intéressant. Il fait appel à la contribution des internautes pour créer une gigantesque base de données vocales dans un maximum de langues. Cette base de données, outre le fait qu’elle soit libre et gratuite, devraient permettre, grâce à l’importance des contribution, d’améliorer la reconnaissance vocale en prenant mieux en compte les accents variés.

Autre obstacle: le tout vocal. L’avenir réside plutôt dans le multi-modal. Difficile en effet de valider le choix d’un produit sans le voir en photo.

Cette année se tenait le Smart Voice Summit, première conférence en Europe sur les Assistants Conversationnels et, lors du dernier CES de Las Vegas, les assistants vocaux étaient sur toutes les lèvres.

En attendant que les chiffres du commerce soient au rendez-vous, on peut toujours écouter les histoires de Chompers, le petit crocodile vert et rouge du dentifrice de Colgate, en se brossant les dents.

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