Certains s’en souviennent sûrement, au début du téléphone portable, il est une question que tout le monde s’est mis à poser en guise d’introduction alors qu’elle pouvait sembler quelque peu indiscrète : T’es Où… ?

Sur smartphone, les données de géolocalisation sont devenues exploitables. S’il est donc une question que les marques n’ont plus besoin de poser, c’est bien celle-là. A condition bien sûr de s’assurer en guise d’introduction que le mobinaute accepte de partager ce type de données.
La géolocalisation s’opère alors à l’aide de plusieurs technologies, GPS, WIFI, GSM, Bluetooth Low Energy, ultra son, infrarouge ou mesures interstitielles, qui peuvent être utilisées seules ou combinées.

Comme avec toutes les données que les mobinautes acceptent de partager, la gratification doit être au rendez-vous. Charge aux marques, organismes publics et autres institutionnels de proposer des services et contenus géo-contextualisés utiles au consommateur.

Les applications sont nombreuses. C’est pourquoi,  nous saisissons l’occasion de (re)découvrir la géolocalisation au travers de 10 usages sur mobile :

1. L’utilisation primitive: s’orienter
Le bénéfice de la publication de sa position est clair. D’ailleurs, les applications Plan et Googlemap ont résolu bien des problèmes chroniques d’orientation.
Avec Googlemap indoor ou des technologies sur-mesure, il est possible d’accompagner les mobinautes à l’intérieur d’espaces tels que salons professionnels, centres commerciaux ou grands magasins. La géolocalisation est alors mise au service de l’aide à l’achat, comme c’est le cas chez IKEA :
ikea_googlemap_indoor

2. Etudier le parcours d’achat de ses clients pour mieux les comprendre
parcours_achat

C’est l’objet de divers dispositifs basés sur le Bluetooth Low Energy et déployés en ce moment. Lorsque le mobinaute a accepté de partager sa position, il est possible de suivre ses déplacements dans une zone. Les informations remontées au magasin permettent d’analyser les zones chaudes / zones froides et repenser éventuellement le parcours d’achat.

En combinant BLE, WIFI et ultra son, par le biais de boitiers installés dans les points de ventes, il est possible de collecter les informations sur environ 40% des personnes entrant dans un magasin. De quoi constituer un bel échantillon…

Toutefois, pour éviter les dérives, la CNIL a fixé récemment les limites de traçage des clients. La collecte de ces données se fera donc très certainement de plus en plus via des applications après l’information très précise sur la collecte des données.

3. Alerter sur une offre intéressante à proximité

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Proposer à ses clients une offre extrêmement personnalisée grâce aux données de géolocalisation, Uber et bien d’autres marques l’utilisent.
Il est également possible de déclencher des rappels sur un coupon de réduction lorsque le mobinaute passe à proximité d’un point de vente dans lequel il peut l’utiliser.

 

 

4. Aider les malvoyants dans les transports publics 

projet_aide_malvoyants_ avec geolocC’est justement l’objet d’un projet réalisé en collaboration avec Navocap, une société experte en systèmes d’information dans les transports publics, nous développons une application dédiée aux malvoyants et non-voyants. Grâce à des boitiers conçus par Navocap et installés dans les bus communiquant avec une application mobile, les malvoyants recevront prochainement sur leur smartphone toutes les informations utiles pour s’orienter de manière autonome dans les transports publics : temps d’attente, éventuels perturbations du trafic, annonce du bus à l’approche, etc. D’autre part, en partageant sa position, le mobinaute informera le chauffeur de sa présence et pourra lui communiquer des informations (station d’arrêt par exemple) pour bénéficier d’un accueil adapté. Ce projet a été retenu dans le cadre de l’appel à projet Laperouse de la Région Midi Pyrénées.

5. Créer des parcours culturels audio-guidés sans contact
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La Galerie Sakura à Paris fait usage de Beacons pour donner des informations complémentaires aux visiteurs lorsqu’ils s’approchent d’une ouvre.

 

 

 

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Tous les systèmes de reconstitution en réalité augmentée comme celui du Château de Vincenne, utilisent les données de géolocalisation du mobinaute :

6. Faciliter le check-in dans les hôtels
Des beacons installés dans des hôtels permettent ainsi de prévenir l’hôte/esse d’accueil de l’arrivée d’un client, lorsqu’il a téléchargé l’application du lieu, pour lui réserver un accueil personnalisé et accélérer son enregistrement.
Pour ce type de service, les technologies de géolocalisation ne sont pas les seules à être exploitées. Hilton, qui vient d’étoffer son application de nouvelles fonctionnalités de check-in mobile, va intégrer cette année la clé sur smartphone comme c’est déjà le cas dans une dizaine d’hôtels Starwood.

la cle mobile sans contact

7. Développer des contacts de proximité
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Le partage des données de géolocalisation donne également lieu à de nouveaux réseaux sociaux basés sur la proximité géographique. C’est le cas de l’application Happn lancée en août 2014 et qui permet de prendre contact avec des personnes que l’on croise dans la rue.

Le partage des données de géolocalisation est également intégré dans des réseaux sociaux existants. Ainsi, sur Facebook, les posts sont géotaggés

8. Assurer la sécurité de ses enfants
En 2014, Nivea s’est fait remarquer avec la distribution gratuite d’un bracelet connecté permettant de géolocaliser ses enfants sur la plage dans une application. On définit un périmètre dans lequel son enfant, équipé du bracelet, doit rester et le smartphone bip dès que son enfant sort de la zone.

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familyshare_geoloc
IOS 8 d’Apple propose avec Family sharing de partager sa position avec les membres de sa famille.

Si on peut craindre, à juste titre, certaines dérives il faut reconnaître que c’est très pratique pour les parents d’adolescents qui veulent vérifier si leurs enfants sont bien rentrés à la maison après l’école.

 

9. Développer le coaching sportif
coach_sportif_geolocEn matière de coaching sportif, les exemples sont légion. Les informations de géolocalisation sont le plus souvent utilisées pour analyser à posteriori sa performance sportive. Des applications comme runkeeper permettent ainsi de consulter son parcours de running sur une carte. D’autres applications, en combinant, à la géolocalisation, des données de l’accéléromètre, offre une analyse plus poussée : geste, rapidité, force de frappe…

10. Suivre les livraisons en direct pour informer ses clients du suivi de leurs colis

L’application Gabon Mining déposée sur les smartphone Android de chauffeurs permet de suivre en direct leur parcours. Pour le transport de minerais au Gabon, compte tenu des temps de trajet variables, c’est une donnée extrêmement utile.

Gabon mingin, une application métier avec géolocalisation

Dans un contexte plus grand public, la géolocalisation des transporteurs permet d’envoyer des pushs ou sms automatiquement à un client lorsque sa livraison est à à l’approche. Cela pourrait réduire les créneaux de livraison donnés.

On aurait pu parler aussi de la gestion automatique des objets connectés ou des propositions de Google de préférence géo-ciblées sur smartphone pour appuyer davantage notre propos : les données de géolocalisation sont très intéressantes à recueillir et contribuent, si elles sont judicieusement exploitées, à améliorer l’expérience Internet mobile des consommateurs.

A lire aussi: Mobile & Proximity Marketing, Marc Lamarche, novembre 2014.

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